mercredi 20 juillet 2016

C'est MON corps !

"Non, tu n'a pas le droit de toucher mon zizi, c'est MON corps !"

Mon grand à sa sœur dans la douche. Forcément, elle est en plein dans la propreté, et tout ce qui se passe sous la ceinture l'intrigue, notamment la différence visible entre elle et son grand frère.


En tout cas, on peut dire qu'il a retenu la leçon. 

"C'est ton corps, personne n'a le droit de te toucher sans te demander la permission." 

Cette phrase, il la répète régulièrement à sa sœur qui a développé avec le retour de la chaleur une absence totale de pudeur.
Sauf que personne, ça inclut aussi les membres de la famille. (Oui, je demande à mes enfants avant de les essuyer aux toilettes ou de les laver pendant la douche) Ce qui peut paraître aux yeux de certains (peut-être même beaucoup) bizarre voire exagéré. 


Je ne le pense pas. Du tout.


J'ai grandi avec cette vision erronée que mon corps ne m'appartenait pas, que j'étais la propriété de mes parents. Suffit de regarder les livres et histoires de princesses, c'est papa qui décide ce qu'elles peuvent faire de leur corps et de leur vie.


Papa a décidé avec qui tu te marierais et que tu lui ferais plein de petits enfants, dommage pour toi.


Avoir été abusée par mon beau-père et le grand-père pendant plusieurs années ne m'a certainement pas aidé non plus. J'en ai bien conscience. (Mais ce n'est pas le sujet)

.

On m'a demandé si je ne faisais pas une projection ou si j'étais parano envers tous les hommes que je côtoie, famille ou non. Là encore, je ne crois pas. J'ai une pleine confiance en mon Barbu, le père de mes enfants, son frère et le mien. Je ne crains rien pour mes enfants quand ils sont avec eux.
Mais je veux qu'ils soient "armés" si par malheur ils devaient être confronté à une situation de ce genre. Qu'ils sachent que dans ce cas il n'y a pas de "secret" possible même si c'est une grande personne qui le dit. Qu'ils puissent, (même si je souhaite de tout mon cœur qu'ils ne le vivent jamais) réagir comme je n'ai pas su le faire enfant.


Outre cette notion de propriété du corps, j'essaie également de leur apprendre le concept de consentement. Ce petit truc tout bête qui a l'air de faire défaut à tellement de monde.

Le consentement avec un tasse de thé, tout simple tout bête mais élémentaire


On le constate au parc ou à la maison, son enfant qui arrache un jouet des mains sans demander ou qui va embrasser un(e) camarade qui tente de se débattre parce qu'il n'a pas envie.

A l'âge adulte, on sait très bien comment ça peut dériver. Des gros lourds qui pensent que tout leur est dû. Aujourd'hui encore sur les réseaux sociaux, une nouvelle polémique. En cause un mot d'un centre aéré demandant aux parents de petites filles de leur mettre un short sous leur jupes pour éviter un comportement déplacé.....

Nan parce que dire aux parents d'expliquer à leurs enfants qu'on ne soulève pas les jupes ni qu'on peut toucher les fesses dès qu'on voit une culotte, ça ferait mauvais genre ...


Si un gamin vient soulever la jupe de ma fille, il aura le droit à un remontage de bretelles, pareil si c'est mon fils qui le fait à une autre petite.


Avec cette simple phrase, j'espère pouvoir aider mes enfants dans leur vie future, à faire face à tous ces problèmes d'attouchements, de harcèlements et qu'ils puissent à leur tour diffuser cette notion qui me paraît tellement élémentaire mais qui me semble totalement délaissé.


Et vous ? Cela vous paraît-il important ? En parlez-vous à vos enfants ? Comment ?
Je veux tout savoir !

Merci de m'avoir lu et bonne journée !

3 commentaires:

  1. Peu de choses à ajouter, je suis entièrement d'accord avec toi. Se câliner en famille, n’avoir aucune pudeur et accepter de se toucher entre nous, ok mais avec le consentement et enfant ou adulte, notre corps nous appartient. Bravo et merci pour cet article !

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  2. Entièrement d'accord avec ton article! Le débat est toujours centré du mauvais côté...

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    1. Merci beaucoup, pour ton commentaire, pour ta lecture.

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